| Jean MERMOZ | ||
| Jean MERMOZ est né en 1901 à
AUBENTON dans l'Aisne. En 1919, il termine ses études avec un échec au baccalauréat En 1920, il souscrit un engagement de 4 ans dans l'Armée et opte pour l'aviation. Après 4 mois de classes au Bourget, il est envoyé à Istres comme élève-pilote. En 1921, après deux tentatives infructueuses, il passe les épreuves de pilote sur un Caudron G3 et réussit son brevet le 2 février 1921. Au mois d'avril, il est affecté comme caporal à la deuxième escadrille du 11ème régiment de bombardement basée à Metz-Frescaty. En 1922, il est affecté à Palmyre. Le 30 juin 1924, après avoir totalisé 600 heures de vol, il est démobilisé et pendant cette période de permission, Mermoz propose ses services à la plupart des compagnies d'aviation, constructeurs ou exploitants de lignes aériennes ; en attendant une réponse favorable, il est contraint d'accepter divers petits emplois pour subvenir à ses besoins. En octobre 1924, il arrive à Toulouse-Montraudran, point de départ des lignes Latécoère vers l'Espagne et le Maroc.Après quelques semaines d'atelier, il est affecté pilote sur le tronçon Toulouse-Barcelone sur un Bréguet XIV. Il reçoit la médaille de l'Aéro-Club de France en 1925 pour avoir effectué le plus grand nombre de kilomètres dans l'année : 120 000 en 800 heures de vol. En 1926, il est affecté au tronçon Casablanca-Dakar et en novembre de la même année, il sauve le pilote Ville, tombé en panne dans le désert. En 1927, la célèbre Compagnie Générale Aéropostale prend la succession des lignes Latécoère. Les 10 et 11 octobre 1927, l'équipage Mermoz-Négrin effectue un vol sans escale de Toulouse à Saint-Louis du Sénégal à bord d'un Laté 26 mais à la suite d'une avarie à l'attérissage, le projet de traversée Saint-Louis-Natal est abandonné. Le même jour, l'équipage Coste- Le Brix rallie Le Bourget à Saint-Louis puis réussit la traversée de l'Atlantique Sud. En 1928, Mermoz effectue le premier vol de nuit sur le tronçon Buénos Aires-Rio et reçoit la médaille de vermeil de l'Aéro-Club. Le 14 juillet 1929, il ouvre officiellement la ligne des Andes avec le pilote Guillaumet, à bord d'un Potez 25. En 1930, il s'initie au pilotage des hydravions et obtient la licence de pilote d'hydravion de transport public. L'équipage Mermoz-Dabry-Gimié, les 11 et 12 avril 1930, bat les records du monde de durée et de distance en circuit fermé pour hydravions à bord d'un Laté28-3. En mai de cette année-là, le même équipage décolle de Saint-Louis et amérit à Natal après avoir parcouru 3173 km en 21 heures et 10 mn de vol, battant ainsi le record de distance en ligne droite pour hydravions.Au mois de juillet, Mermoz essaye de faire décoller l'avion pour le vol de retour et après 52 tentatives infructueuses, il y réussit enfin mais est contraint de se poser en pleine mer ; il est secouru par les membres du Phocée. En aout 1930, Mermoz se marie. L'Aéropostale est mise en liquidation judiciaire le 31 mars 1931 et en juillet 1932, Mermoz est nommé pilote de 1ère classe puis inspecteur. En 1933, il effectue de nombreux vols en Amérique du Sud et au dessus de l'Atlantique Sud. C'est pendant cette année qu'il réalise les vols d'essai de l'"Arc en ciel" et la première traversée de l'Atlantique Sud de Saint-Louis à Natal soit 3173 km en 14 heures et 32 mn.. En 1934, Mermoz commence à faire des conférences sur ses exploits en tant que pilote de l'Aéropostale et il est fait commandeur de la légion d'honneur le 4 août. En 1935, Mermoz se lance dans des liaisons rapides à bord du D.H. 88 "Comet", est nommé Inspecteur Général d'Air France, qui existe depuis 2 ans. La compagnie tarde à mettre une liaison régulière Atlantique aller-retour, malgré les vols effectués par Jean Mermoz sur cette ligne et finit par en ouvrir une, entre Dakar et Natal durant l'année 1935. C'est en effectuant ce parcours, alors qu'il était aux commandes de l'hydravion "La Croix du Sud", que Mermoz disparaît dans l'Atlantique. Sa mort provoque un émoi dans le monde entier. |
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